un atelier « non-toxique »

Les techniques traditionnelles de gravure en taille indirecte (eau-forte, aquatinte) exposent l’artiste et son environnement à de nombreux produits et émanations toxiques.
En 1989 Keith Howard publie « Safe Photo Etching for Photographers and Artists » premier livre à introduire une méthode non toxique de gravure. Depuis bien d’autres se sont joints à lui et d’autres publications sont parues, « Non-Toxic Printmaking » en 1998 par Keith Howard, Henrick Boegh publie « Handbook of non-toxic intaglio » édition rééditée en 2008 et traduite en plusieurs langues.
Les techniques de gravures dites « non toxiques » utilisent des produits moins nocifs et plus respectueux de l’environnement.
Les techniques traditionnelles peuvent être reproduites avec autant d’efficacité, elles s’enrichissent de nouveaux gestes, de nouvelles approches.
L’acide nitrique utilisé pour l’eau-forte et l’aquatinte est remplacé par un sel, le chlorure de fer (pour graver le cuivre) ou le sulfate de cuivre (pour graver le zinc) et sont tous deux neutralisables et leurs effluves sont moins voir pas toxiques.

J’ ai découvert ces méthodes en 2009 lors d’un stage de gravure avec Henrick Boegh et j’essaie patiemment de créer un atelier « non-toxique ».

en pratique

Je souhaiterai à terme que cet atelier soit 100%  « non toxique ».
Pour ce faire un investissement est nécessaire, l’atelier s’équipera donc doucement du matériel.

L’atelier est équipé pour la gravure indirecte du zinc et de l’aluminium. (le cuivre ne sera utilisé que pour la taille directe si le participant le souhaite.)
L’eau-forte est pratiquée au sulfate de cuivre. L’aquatinte reste pour le moment à la traditionnelle colophane ou à la bombe.

Les encres utilisées sont les encres AKUA Intaglio, encres spéciales taille-douce qui se nettoient à l’eau.

l'atelier de poche, sensibilisation à l'estampe, découverte de la gravure et techniques non-toxiques pour enfants et adultes, gravures , bamg, blandine galtier, atelier graph'INK sur Bordeaux bastide